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Interface urbain-rural en Equateur : Vers un développement territorial intégré

Equateur
Développement urbain, habitat
Janv. 2001- juillet 2004

Partenaires

Organisme:

Centro de investigación CIUDAD

Adresse: Fernando Meneses 265 y Ave La Gasca, Quito, Equateur
Responsable: Lucía Ruiz
Collaborateurs: Marco Unda , Gabriela Nieves, Tania Serrano

EPFL

Institut: Institut du développement territorial (INTER)
Laboratoire de sociologie urbaine (LASUR)
Faculté: Environnement Naturel, Architectural et Construit (ENAC)
Adresse: Bât. polyvalent 2, Station 16, Ecublens
1015 Lausanne, Suisse
Tél: +41 21 – 693 30 12 / 60 12
Fax: +41 21 – 693 60 10
Responsables: Dr Jean-Claude Bolay, Dr Adriana Rabinovich
Collaborateur: Cherryl André de la Porte

Descriptif

L’urbanisation, par son ampleur et son rythme, affecte gravement l’équilibre territorial et humain entre régions rurales et zones urbaines de la grande majorité des pays en développement. Cette tendance démographique, si elle se marque par une forte centralité métropolitaine, tend également à transformer les centres urbains de taille inférieure (petits centres ruraux et villes intermédiaires). Ce renforcement des petits centres urbains tend désormais à s’accentuer, résultat de la décentralisation politique et administrative et également effet induit de la forte dégradation des conditions de vie dans les plus grandes agglomérations.

Cette répartition nouvelle des hommes et de leurs activités au sein des réseaux urbains a des conséquences directes sur l’environnement naturel et bâti : concentration d’activités, surexploitation urbaine des ressources naturelles, contamination. Les régions rurales et agricoles ne sont pas absentes de cette dynamique. Origines premières des déplacements migratoires, elles pâtissent désormais aussi des effets de la croissance urbaine : changement d’affectation des sols au profit de l’habitat, détérioration de la qualité et de la quantité des ressources naturelles (à l’exemple de l’eau et des sols), etc. En contrepartie elles bénéficient de nombreux échanges commerciaux et des équipements urbains à caractère régional (centres sanitaires, administratifs, etc).

Le développement durable passe par un équilibre entre les dimensions sociales, économiques et environnementales de la croissance. Au plan territorial, il implique une plus grande cohérence dans la planification et l’aménagement, en faveur d’une organisation harmonieuse des établissements humains et des activités qui s’y déploient.

Un développement durable doit en conséquence être considéré comme un développement régional intégré, fondé sur une interface entre la ville et la campagne, non pas dans une perspective conflictuelle, comme c’est trop souvent le cas, ou dans l’ignorance des complémentarités territoriales mais à travers un enrichissement mutuel entre espaces rural et urbain.

C’est au niveau micro-régional, par les relations établies entre zones rurales, petites centres urbains et villes intermédiaires supérieures, que peut le plus facilement se mettre en place cette « régionalisation du développement urbain ».

C’est donc à ce niveau que se situe la recherche en Equateur proposée par l’Institut du Développement Territorial de la Faculté Environnement Naturel, Architectural et Construit, INTER-ENAC/EPFL (anciennement IREC-DA/EPFL) et son partenaire local à Quito, le centre de recherche CIUDAD, sous la supervision du bureau de coordination de la Coopération suisse en Equateur.
La question centrale de la recherche vise à comprendre, à partir de l’exemple de quelques petites villes de l’Equateur agissant comme centres de services régionaux, quels sont les éléments moteurs pour qu’une interaction efficace et positive se mette en place entre régions rurales et centres urbains, favorisant le développement d’activités économiques et sociales complémentaires ainsi qu’une gestion cohérente et prudente du territoire.
Pour répondre à ces questions, les dimensions suivantes sont abordées :

  • les politiques publiques régionales et locales d’aménagement du territoire et d’équipement, comme éléments structurant une organisation cohérente de l’espace régional;
  • les relations entre autorités publiques, milieux privés et organisations communautaires, comme éléments structurant la mise en oeuvre d’actions concertées au profit de l’ensemble des populations d’une région;
  • les activités sociales et économiques liant le centre urbain à son hinterland rural, comme éléments structurant un développement durable socialement et écologiquement acceptable;
  • les conséquences environnementales de l’interface rurale-urbaine, comme symptômes des potentialités et des risques liés au développement régional.

L’étude menée à bien au cours des 42 mois de la recherche se fonde sur une analyse scientifique des questions soulevées ci-dessus et a servi, dans le cadre du partenariat prévu à cet effet, à alimenter un processus de planification participative régionale liant collectivités publiques et populations dans la définition de leurs priorités, des buts à atteindre, des moyens à mettre en oeuvre et des stratégies à activer (approche « Agenda 21 »).

En ce sens, la recherche peut être considérée, à la fois comme une contribution notoire à l’état des connaissances sur le sujet, ainsi qu’un instrument d’aide à la décision des acteurs publics et privés du développement régional, tant au niveau informationnel que méthodologique.

Résultats

Produits :

  • Suivi-accompagnement de 3 villes (une sur la côte, une dans la Sierra et une dans la région Amazonie) par une équipe de scientifiques équatoriens.
  • Diagnostic et plan d’action en vue d’une gestion municipale allant dans le sens du développement durable.
  • Signature de protocoles d’accords entre partenaires locaux et l’équipe de recherche sur les objectifs et modalités de la collaboration (problème: comment mobiliser des partenaires locaux qui ne sont pas des scientifiques, mais des autorités publiques et des représentants d’ONG ou d’organisations locales).
  • Formation de 4 jeunes scientifiques équatoriens et suisses en recherche interdisciplinaire sur les problèmes sociaux, économiques et environnementaux des zones urbaines et de leur interface avec les régions rurales avoisinantes.
  • Organisation de séminaires et ateliers sur place.

Bénéficiaires des produits, effet multiplicateur:

  • Des jeunes scientifiques équatoriens et suisses, auxquels la recherche-action dans le cadre du partenariat a donné l’occasion de parfaire leur formation.
  • Les professionnels du développement en Amérique latine ont tiré profit des expériences faites avec une approche interdisciplinaire des problèmes urbains encore peu usitée.
  • Les collectivités publiques et les populations de la région, stimulées dans le choix de leurs priorités, objectifs, moyens et stratégies.

Pour plus d’information

Rapport final de recherche